28.07.2007

Pas une, mais deux escales...

Me voilà arrivée, non sans mal, vous allez comprendre.ca09afdb5be0b1c56e4b16d1b6acfbae.jpg

Tout a commencé lors du départ de la maison pour Paris. Jusque là, pas de soucis. A Paris gros bouchons pour rejoindre l’hôtel, on a mis approximativement deux heures. On s’est installées, on a peu dormi : il fallait se lever à 4h45 pour prendre une navette qui nous emmenait à l’aéroport. Parfait jusque là, arrivée à l’aéroport à 6h30.

Ensuite, les choses se sont un peu gâtées : beaucoup de monde, un peu le bazar pour trouver comment enregistrer mes bagages puisque d’une personne à l’autre les versions variaient. Ajoutez à cela le fait que le deuxième vol ait du mal à être pris en compte par Charles de Gaulle, allez savoir pourquoi. Je retrouve Benjamin puisqu’on a les mêmes vols, et l’aventure commence, le cœur gros, comme vous pouvez l’imaginer.

On finit par embarquer et voler jusqu’à Amsterdam (quelques turbulences et un pilote qui nous a posé en bourrin, n’ayons pas peur des mots). Nous avions une heure pour nous faire éditer notre nouveau « bording pass », ça semblait convenable…mais arrivés au guichet, on est accueilli sèchement « c’est à cette heure là que vous arrivez ?? c’est presque trop tard ! ». Oui, enfin d’un autre côté, l’aéroport d’Amsterdam c’est un bordel incommensurable, il faut bien l’avouer. Bref, il y a un souci, Charles de Gaulle aurait mal son travail, et n’aurait pas dit que nous avions pris ce premier vol, et pour le coup, cela entrainait l’annulation du second…Pas d’avion donc pour nous…Je commence à me dire que j’ai la poisse. Dans un anglais bizarroïde version néerlandais, elle finit par nous trouver tant bien que mal deux vols pour rallier la destination finale : Amsterdam-Bergen et ensuite Bergen-Trondheim : arrivée à 18h30 au lieu de 13h30. Je remballe mes larmes et ais la présence d’esprit de demander ce qu’il advient de nos bagages : pas de problèmes, vous n’aurez pas à les récupérer, sauf à destination finale.

Ok d’acc, on s’assoit, on se calme, on sait tout : nos deux « bording pass » pour chacun des deux vols en main et nos bagages sont pris en charge jusqu’à l’arrivée.

On finit donc par embarquer à 14h et décoller à 14h50 pour Bergen. C’est là que ça se gâte franchement…Arrivée à Bergen à 16h30. La correspondance était à 17h25 pour Trondheim. On demande par hasard quelques précisions pour trouver notre « Gate 28 », et alors là c’est le drame, tout s’enchaine ! La madame nous dit qu’il faut récupérer nos bagages, on lui explique que c’est pas franchement c’est qu’on nous avait dit à Amsterdam…on se résout à attendre en regardant cette fichue heure tourner, et en se demandant si on allait pas rater le vol. C’était sans compter sur le fait que nos bagages pouvaient ne pas être là…et c’est pourtant ce qui s’est passé ! On a couru partout pour avoir des précisions, savoir ce qu’il fallait faire, s’il fallait prendre ou non notre correspondance, la panique absolue quoi. Crevés, inquiets (enfin surtout moi qui ne retenais plus mes larmes pour le coup…), dépités. On s’est résolu à prendre ce fichu avion, moi pleurnichant, en trouvant que tout était gâché. On s’est posé à Trondheim sous la pluie pour couronner le tout !! Le pays de merde !! Ils parlent à cent à l’heure même en anglais donc on ne comprend strictement rien, on arrive après 3 vols, une perte de bagages, de la fatigue beaucoup beaucoup, une langue anglaise qu’on ne maitrise pas (bah oui là faut se rendre à l’évidence) alors qu’il a bien fallu s’expliquer, demander des précisions sans paniquer (enfin pas trop humhum !).

Voilà à bout de force, les nerfs à vifs, la galère, la totale, celle qui ne peut que m’arriver à moi ! On s’est quand même décidés à aller jeter un œil dans l’aire d’arrivée des bagages avant d’entreprendre nos démarches. Benjamin avait égaré les ptits papiers qui attestent de l’enregistrement des bagages, alors il est allé voir comment faire, pendant que je scrutais le tapis. Il est revenu ses bagages à la main ! Alors là, je me suis dit, ma cocotte c’est encore pour toi, y’aura pas les tiens tu vas voir, dans la merde vraiment ! Et benh là stupeur ! Ils étaient là les 23 kilos ! Je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse que de savoir que j’allais me trainer un poids pareil sur le dos ! Et qui plus est, pour retrouver la réception de la résidence universitaire.

Pas grave, heureux, mais heureux, soulagés !!! On se dirige vers la sortie de Værnes (c’est le ptit nom de l’aéroport de Trondheim), pour attraper le « Flybussen » qui doit emmener jusque dans le centre ville à l’arrêt « Torvet/ Trondheim Hotell ». C’était pas franchement compliqué quand même ! Sauf, oui sauf, que le norvégien est tordu, et que par conséquent, ça lui plait pas mal de prononcer des trucs invraisemblables à la place de « Torvet ». Donc, le chauffeur de bus ayant quelques difficultés à s’exprimer, je finis par comprendre que non non il ne fait pas chemin arrière, et que donc l’arrêt que nous venons de rater, on doit le regagner à pieds !!! Et hop ! Bonh là j’ai réussi à dédramatiser (c’est cool hein !!??), parce que vraiment trop heureuse d’avoir mal au dos à cause de mes bagages retrouvés ! Et puis on a trouvé notre petit bus numéro 5 à 20h10 (bah oui un par heure…), et l’arrêt « Moholt Studentby ». Quelques mètres encore et on s’est décidé à appeler l’assistant pour récupérer nos clefs, comme convenu ! Bilan des courses, on a signé la paperasse à 21h. Crevés…

 PS: c'est moi qui l'est faite cette photo, parce que dans mon malheur j'ai eu le hublot au premier vol!

Commentaires

Et bien ! Que des malheurs mais te voila à bon port ;) Bon courage Marion et bon baisers de France ^^

Ecrit par : Delphine | 28.07.2007

Delphine --> Bienvenue toi! Ah oui t'as vu hein, ils voulaient pas de moi!!!! Merci d'être passée et d'avoir laisser un pti mot! Bisous de Norvège!

Ecrit par : Marion | 28.07.2007

En effet j'avoue que là ça fait grosse dose de stress en quelques heures...j'espère que tu avais un anti depresseur pas loin !!!! :)
Te voilà enfin arrivée du coup! Tant mieux!

Ecrit par : Alice | 30.07.2007

En même temps, s'il n'y a pas un peu de galère pendant le voyage, on n'a pas l'impression de l'avoir fait... Heureux que rien ne t'ai été perdu en route !

Ecrit par : bôôh | 30.07.2007

Alice --> Bah tu me connais en plus: j'étais super mal! Enfin, tout est bien qui finit bien, on a eu nos bagages, nos clefs, etc.

Bôôh --> Euh c'est-à-dire que quand même je m'en serais bien passée, vois-tu!! Enfin comme tu le dis, je suis arrivée saine et sauve, et j'ai retrouvé mes affaires!

Ecrit par : Marion | 30.07.2007

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